Du 15 septembre 2026 au 10 janvier 2027
Si le nom d’Andy Warhol évoque immédiatement les sérigraphies et les portraits de célébrités, son œuvre dessinée occupe une place essentielle dans sa pratique artistique. L’exposition "Andy Warhol, la ligne et l’image" révèle combien ce médium, loin d’être accessoire, accompagne l’ensemble de sa carrière.
Formé à l’illustration, l’artiste n’a jamais cessé de dessiner, y compris après l’adoption des procédés mécaniques qui ont marqué son travail. Le dessin apparaît ainsi comme un lieu d’expérimentation constant, où se construisent les images et se déploie une pensée visuelle singulière. D’un premier Autoportrait daté de 1942 aux dessins à l’acrylique pour La Dernière Cène en 1986, la production dessinée de Warhol est abondante et variée. Portraits, caricatures, scènes de genre, illustrations publicitaires, portfolios autopromotionnels : le dessin reste son outil de prédilection jusqu’à la fin des années 1950. Il lui permet de s’émanciper progressivement des influences de Klee, Picasso, Cocteau, ainsi que d’artistes américains comme Shahn. Par le dessin, Andrew Warhola devient Andy Warhol.
Les affinités sont à la fois des liens de parenté et de voisinage, c'est le terme adéquat pour évoquer la relation des arts de l'Islam avec le département des Objets d'art. Non seulement ces œuvres ont circulé depuis le Moyen Âge entre Orient et Occident, mais elles ont inspiré, par leur technique ou leur décor, les arts décoratifs européens.Pendant plus d'un siècle, les arts de l'Islam furent montrés au département des Objets d'art. C'est ce dialogue entre ces deux collections que l'exposition se propose de renouer aujourd'hui, autour de trois thématiques : la lumière, la couleur et la sculpture. Pensée comme une déambulation dans les salles du département des Objets d'art, cette exposition accompagne la fermeture pour rénovation du département des Arts de l'Islam afin de rendre accessibles au public du musée du Louvre des œuvres majeures de la collection des arts de l'Islam.
Affinités. Les merveilles des Arts de l'Islam aux Objets d'art raconte les grandes innovations techniques et esthétiques en terres d'Islam, ainsi que leur réception fascinée en Europe et dans les collections françaises.La sélection d'une cinquantaine d'objets du département des Arts de l'Islam, du IXe au XVIIe siècle, de matériaux et provenances très divers, permet d'aborder l'enchantement par les matériaux et l'émerveillement par les objets. Car ces œuvres relèvent des 'Aja'īb - mot arabe qui désigne les merveilles, celles de la nature et celles des arts visuels.La perception esthétique dans le monde islamique est connue par des textes et des inscriptions sur les objets. Des citations viennent ainsi accompagner l'exposition pour raconter la fascination que suscitent ces créations, l'effet qu'elles provoquent, la conception de la beauté, les grandes innovations techniques et esthétiques en terres d'Islam.
Les thèmes choisis offrent un aperçu transversal de la collection du département des Arts de l'Islam en mettant en lumière certaines de ses œuvres les plus prestigieuses.- La lumière traverse les temporalités et les espaces. Les œuvres présentées sous ce premier thème sont liées par l'utilisation de matériaux associés à la brillance et à la transparence comme le cristal de roche et le lustre métallique. Cette thématique aborde également l'étude et la représentation des astres.- Indissociable de la lumière dont elle est théorisée comme sa manifestation, la couleur est au centre de la deuxième sélection avec l'exploration d'un phénomène majeur des arts de l'Islam : la recherche de polychromie, en particulier dans les arts de la céramique, du métal et du verre. Les objets choisis pour cette thématique traversent l'espace et le temps, du monde iranien médiéval à l'empire ottoman.- La sculpture occupe une place remarquable pendant la période médiévale, du relief à la ronde-bosse. Les objets sélectionnés illustrent le développement des scènes figurées et la présence de sculptures zoomorphes. Ils permettent en outre d'évoquer la taille de l'ivoire et les automates des cours d'al-Andalus.

Sculpter la couleur, chefs d'oeuvre du Musée National de Sculpture de Valladolid, Musée du Louvre
Du 7 octobre 2026 au 25 janvier 2027, Hall Napoléon, Musée du Louvre
Organisée au même moment et au sein du même espace que l'exposition monographique consacrée au peintre Franciso de Zurbarán (1598-1664), ce qui permet de ménager des jeux de regards grâce à une scénographie conçue conjointement, l'exposition invite le public à découvrir la sculpture espagnole du XVIIe siècle. À travers une sélection de vingt-trois sculptures de premier ordre, toutes prêtées par le Museo Nacional de Escultura de Valladolid, en Espagne, le musée national espagnol consacré à la sculpture, grâce à un partenariat exclusif, elle donnera à voir ce qu'est cet art très particulier à l'Espagne du XVIIe siècle.
Zurbarán (1598-1664) et le Siècle d'Or espagnol

Du 7 octobre 2026 au 25 janvier 2027, Hall Napoléon, Musée du Louvre
Francisco de Zurbarán compte, avec Diego Velázquez et Bartolomé Esteban Murillo, parmi les peintres espagnols les plus importants du XVIIe siècle. D'abord considéré comme un caravagesque marqué par l'ascétisme monastique, il a progressivement été reconnu au XXe siècle comme un coloriste prodigieux et célébré pour son style très personnel, qui allie la simplification des volumes à un naturalisme saisissant. Bien que l'artiste ait été le sujet de plusieurs expositions au cours de la dernière décennie, son œuvre n'a pas bénéficié de présentation internationale à grande échelle depuis la monographie présentée au Metropolitan Museum of Art et au Grand Palais, en 1987-1988.La National Gallery de Londres, le musée du Louvre et l'Art Institute de Chicago ont donc décidé de s'unir pour proposer une rétrospective qui permettra à leurs visiteurs de découvrir ou de revoir sa peinture, de mieux la comprendre et d'être éblouis par la modernité et la force plastique de ses compositions
Louvre Photo
Du 4 novembre 2026 au 3 mai 2027, Musée du Louvre

Le projet de cette exposition, inédite, se centre sur le Louvre comme modèle, comme sujet, comme source d'inspiration, comme objet de détournement. Elle présentera plus de 300 photographies réalisées au Louvre comme des photographies du Louvre, ses œuvres, ses salles d'expositions, ses espaces ouverts, mais aussi les visiteurs célèbres et anonymes, les acteurs du musée, les lieux cachés, les coulisses. Louvre Photo invitera à la découverte et à la révélation, invitant à poser des regards renouvelés, distanciés, parfois non sans humour ou décalage, sur le musée, l'institution et ses collections. Cette exposition est labellisée par le Bicentenaire de la Photographie par le ministère de la Culture et s'inscrit dans la programmation officielle du Bicentenaire du 1er septembre 2026 au 30 septembre 2027